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Lauréats Édition 2010

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Concours ARTE-CLEMI "Reportages" - Thème 2010 : Afghans à Paris, demandeurs d’asile

Photo ci-dessus : les lycéens finalistes et leurs accompagnateurs devant le siège d’ARTE à Strasbourg - 17 novembre 2010 

 Édition  2010 : Soixante-quatre établissements ont concouru (France entière plus un établissement libanais). Trois films ont été sélectionnés pour leur qualité d’écriture et l’originalité de leur traitement. Les membres du jury étaient Marco Nassivera, grand reporter, responsable de l’émission « Reportages » et Hugues Jardel, rédacteur en chef adjoint d’ARTE Journal.

Dispositif : Les rushes proposés aux candidats avaient une durée d’une heure. Ils représentaient l’intégralité des images tournées le 29 octobre 2009 pour produire un reportage diffusé par ARTE.

Le sujet : Il évoque la décision de la mairie du Xème arrondissement de Paris d’expulser du square Villemin (près de la gare de l’Est) les réfugiés afghans qui s’y regroupaient et, pour certains d’entre eux, y dormaient. Suite à cette mesure, les Afghans vont devoir camper aux abords du jardin. La plupart d’entre eux (près de 300) se sont retrouvés dans la rue sans qu’une solution d’accueil ne leur ait été proposée. Sont interviewés des réfugiés afghans, des responsables d’association humanitaire, de Médecins du Monde et de la mairie du Xème arrondissement de Paris.

1er Prix - Lycée Jacques-Cartier, Saint-Malo (35), classe de seconde L

Titre Les Afghans : un accueil difficile à Paris (2 min. 57 sec.)

Auteurs Arzhelenn Gânier, Marie Chareton, Julia Rouaux, Marion Devogel, Maclovie Sicard, Marlène Palluel (voix off) 

Note d’intention « Tout au long de ce projet, nous nous sommes efforcés de présenter un point de vue neutre sur le problème afghan qui avait pour origine la fermeture du square Villemin à Paris (Xème). Nous n’avons pas voulu prendre position, ni pour les Afghans, ni pour la mairie de l’arrondissement, car nous voulions exposer la situation et ne pas imposer notre opinion au téléspectateur. Nous voulions donc présenter le problème de façon neutre.

En effet, nous avons donné la parole aussi bien à ceux qui militent pour la cause des réfugiés qu’au conseiller du maire du Xème arrondissement de Paris. Nous avons également choisi de montrer les Afghans le jour et la nuit, pour ne pas présenter une seule « facette » de leur existence. Les scènes de la nuit peuvent donner une image effrayante des réfugiés, tandis que celles du jour les montrent paisibles comme n’importe quel autre Parisien. Ceci toujours dans l’optique du point de vue neutre de notre reportage.

Ce reportage pourrait être diffusé dans un journal télévisé, car nous pensons qu’il peut s’adresser à tout type de téléspectateur. Il s’agissait avant de les informer au mieux sur le sujet. »


2e Prix - Lycée Évariste-Galois, Noisy-le-Grand (93), BTS audiovisuel

Sans titre (3min55)

Auteur Mikhaël Brun (montage en solo)

Note d’intention « Tout d’abord, j’ai décidé de centrer mon sujet sur le problème de l’hébergement en France pour les demandeurs d’asile, car après avoir écouté les interviews, j’ai compris que c’était un thème récurrent dans les rushes.

J’ai donc choisi d’ouvrir mon sujet  sur des images de l’évacuation du square Villemin pour commencer par un fait concret. C’est mon accroche. Ensuite, j’ai essayé, avec les interviews, d’aborder un problème plus général, celui de l’hébergement en France pour les demandeurs d’asile.

J’ai décidé de ne pas prendre l’interview du réfugié Gholam car celle-ci ne correspondait pas, dans son contenu, au thème central de mon reportage. Il ne parlait pas de problème d’hébergement ni de l’évacuation du square.

J’ai décidé de ne pas mettre de musiques, ni d’effets pour ne pas dénaturer le sujet. Je pense que musique et effets auraient diminué l’objectivité et la crédibilité du reportage. Par contre, j’ai décidé d’utiliser les mises au point et les zooms de caméra lors du tournage. Ceux-ci peuvent faire penser à une caméra subjective. Le spectateur peut alors avoir l’impression d’être embarqué dans ce reportage sans qu’une barrière produite par les effets ou la musique ne fassent écran à sa libre appréhension du réel représenté.

J’ai aussi utilisé les mouvements de caméra pour faire des transitions (ex. : pour la première interview de M. Peyraud, mouvement d’appareil très rapide de gauche à droite, qui fait fonction de plan de coupe).

Pour mon accroche, j’ai commencé à utiliser des plans de coupe de nuit pour illustrer le fait concret, à savoir l’évacuation de nuit du square. Puis, au fur et à mesure que le soleil se lève, j’ai mis des plans de coupe qui rythment l’avancement de la journée. Pour rester cohérent, j’ai décidé de suivre le déroulement d’une journée. »
 

3e Prix - Lycée Jules-Supervielle, Oloron-Sainte-Marie (64), classe de seconde

Titre Quitter la guerre pour trouver la galère (2 min. 55 sec)

Auteurs Samantha Benzin, élève coordinatrice (groupe de 9 élèves)

Note d’intention « Quitter la guerre pour trouver la galère, c’est le titre que nous avons choisi pour notre film parce qu’il rime et qu’il est en rapport avec le thème : les Afghans quittent leur pays en guerre pour s’installer en France et y trouver une meilleure condition de vie mais ils sont rejetés.

Dans notre film, nous avons voulu résumer la situation que vivent les Afghans une fois arrivés en France. Montrer ceux qui les aident (Armée du Salut, associations (Jean-Michel Centres), Médecins sans frontières). Et ceux qui les délaissent (l’État) et les découragent (cf. : expulsion du square Villemin, places d’hébergement très insuffisantes) afin qu’ils partent d’eux-mêmes.

Nous avons utilisé des images d’Afghans prises à l’extérieur du jardin Villemin pour montrer leur désoeuvrement et confirmer nos dires.

Nous avons choisi des extraits musicaux qui parlent des clandestins, d’exilés et de la difficulté de se faire une place sur notre planète. »